C’est la question qui revient le plus souvent, et je préfère toujours en parler ouvertement dès le départ : une épaule fragile, un genou sensible, une hanche douloureuse ou un dos capricieux n’interdisent pas de pratiquer l’aïkido.
L’aïkido n’est pas réservé aux personnes jeunes, souples ou sportives, et c’est même plutôt l’inverse que l’on observe sur le tatami, où beaucoup de pratiquants arrivent avec un passé sportif chargé, d’anciennes blessures ou tout simplement les effets du temps.
Ce que je cherche d’abord à comprendre
Lorsque quelqu’un me parle d’une blessure, ma première réaction n’est pas de lui dire ce que cette personne ne pourra pas faire.
Je cherche plutôt à comprendre ce que la personne peut faire aujourd’hui, parce que c’est un point de départ beaucoup plus utile, et qui se révèle souvent bien plus large que ce que la personne imaginait en venant m’en parler.
Concrètement, qu’est-ce qui s’adapte ?
- Les techniques peuvent être adaptées.
- Les chutes peuvent être simplifiées.
- Certains mouvements peuvent être évités temporairement.
- Il n’y a aucune obligation de suivre le rythme des pratiquants expérimentés.
- Personne n’est forcé à faire une technique qui lui semble dangereuse ou douloureuse.
Les chutes
C’est souvent la première inquiétude, et elle se comprend : certaines personnes commencent pendant plusieurs mois sans effectuer de roulades complètes, le temps d’apprendre progressivement, et à leur rythme, à tomber en sécurité.
Les ukemi (l’art de recevoir la technique et de chuter) s’apprennent par étapes. Personne ne commence par le sommet de l’escalier.
Le travail à genoux
Le travail à genoux (suwari waza) peut se révéler exigeant pour les genoux ou les hanches, mais il s’adapte sans difficulté : certaines personnes travaillent debout pendant que le reste du groupe travaille à genoux, et cela ne pose aucun problème.
Ma règle absolue
La douleur n’est pas un objectif pédagogique.
L’aïkido cherche à développer la mobilité, la coordination et la stabilité, et certainement pas à aggraver une blessure existante. Si un exercice fait mal, on l’adapte ou on l’arrête, et ce choix, loin d’être un échec, fait précisément partie d’une pratique correcte.
Faut-il un certificat médical ?
Je n’exige pas systématiquement un certificat médical pour venir essayer un cours.
En revanche, si vous présentez une pathologie connue, une opération récente ou une situation médicale particulière, je vous demande de vous assurer que votre médecin ne voit pas de contre-indication à la pratique.
Où est ma limite ?
Elle est simple : si je constate qu’une personne risque de se faire mal ou d’aggraver significativement un problème médical, je préfère arrêter un exercice, l’adapter, ou lui conseiller de demander un avis médical avant de poursuivre.
Je ne suis pas médecin. Mon rôle est de transmettre l’aïkido dans les meilleures conditions possibles, ce qui suppose d’adapter les exercices lorsque c’est nécessaire et de reconnaître ce qui ne relève pas de ma compétence, à commencer par le diagnostic.
Le plus simple : venez en parler
Chaque situation est différente, et une conversation de cinq minutes vaut mieux que des semaines d’hésitation. Dites-moi ce qui vous préoccupe : nous verrons ensemble ce qui est possible.
La première séance est gratuite et sans engagement, et elle est justement faite pour ça.
Pour aller plus loin : le parcours pour débuter et le guide du débutant.


