Beaucoup de clubs proposent des cours pour enfants à partir de 6 ou 7 ans. Au Kasshin Dojo, nous avons fait un autre choix : nous nous concentrons sur un enseignement destiné principalement aux adolescents et aux adultes.
Ce choix ne tient ni au niveau ni à une quelconque sévérité : il répond à ce dont chaque personne a besoin pour apprendre dans de bonnes conditions, besoins qui varient sensiblement d’un âge à l’autre.
Ce que je regarde, ce n’est pas la date de naissance
Dans les faits, je considère qu’il faut disposer d’une certaine maturité pour tirer profit du cours, maturité que l’on reconnaît moins à un chiffre qu’à quelques dispositions assez simples à observer sur le tatami :
- une capacité de concentration ;
- l’écoute des consignes ;
- le respect du partenaire ;
- un intérêt réel pour la pratique.
Ces quatre éléments comptent davantage à mes yeux qu’un âge inscrit sur un formulaire, d’autant qu’ils n’apparaissent pas au même moment chez tout le monde : certains adolescents les réunissent tôt, d’autres plus tard.
Et pour un enfant plus jeune ?
Pour un enfant de 11 ans, ma première recommandation est généralement le Musubi Dojo de Jurbise, qui dispose d’un encadrement spécifiquement adapté aux plus jeunes.
Il ne s’agit pas d’un refus de principe, mais d’une conviction : un enfant progresse mieux dans un environnement conçu pour son âge, c’est-à-dire avec un rythme, un vocabulaire, une pédagogie et des repères qui ont été pensés pour lui.
Je préfère donc orienter l’enfant vers le dojo dont l’encadrement lui conviendra le mieux, même si ce n’est pas le nôtre, plutôt que de l’accueillir dans un cours qui s’adresse d’abord aux adolescents et aux adultes.
Chaque enfant est différent
Si une situation particulière se présente, j’aime toujours en discuter avec les parents avant de donner une réponse définitive.
Un jeune très mûr, un frère ou une sœur qui pratique déjà, un contexte familial spécifique : ce sont autant d’éléments dont je préfère discuter avec vous plutôt que de les trancher par une règle appliquée mécaniquement. Écrivez-moi et nous en parlerons.
Et à l’autre bout ?
La question de l’âge se pose aussi dans l’autre sens : « est-ce qu’il n’est pas trop tard, à mon âge, pour commencer ? »
L’aïkido n’est pas réservé aux personnes jeunes, souples ou sportives : bien des gens arrivent sur le tatami avec un passé sportif chargé, d’anciennes blessures ou simplement les effets du temps, et c’est à partir de ce corps-là, tel qu’il est, que le travail commence. Les techniques s’adaptent à ces contraintes, les chutes s’apprennent progressivement, au fil des séances, et personne ne se voit imposer un rythme qui ne serait pas le sien.
Ce sujet mérite sa propre page : peut-on faire de l’aïkido avec une blessure ou des douleurs ?
Venir voir
Pour un adolescent ou un adulte, la première séance est gratuite et sans engagement, et c’est souvent la façon la plus simple de savoir si la pratique vous correspond.


